Histoire de la ville

D’après le dictionnaire de Seine-et-Marne de Stern et Hubert, c’est vers 1140 qu’apparaît la
première mention sous la forme « Capela Esbeliaci » de ce qui n’était encore qu’un hameau de la
paroisse de Saint-Germain-les (ou sous) Couilly.

Esbly a porté plusieurs noms au cours des âges :
Abeli, Abelicum, Esbliaco, Esbliacum, E Beli, Ebli, enfin Esbly. La commune porterait ce nom
depuis 1789.

La situation géographique d’Esbly se caractérise par ses nombreuses voies d’eau : la Marne, le
Morin, le Canal de Meaux à Chalifert, la branche alimentaire et le rû de Coupvray
. Le
franchissement de la Marne s’effectuait par un bac payant, celui du Morin par un péage dans le
prolongement de l’actuelle rue Victor Hugo.

Au 13ème siècle Esbliacum comptait 280 âmes.

Certains bâtiments, témoins du passé d’Esbly, ont subsisté au travers des âges. Un premier
moulin existait à Esbly en 1228 ; le moulin actuel a été construit en 1530 par la famille Charlet qui
habitait le château situé à l’emplacement de l’actuelle rue Victor Hugo.
Une chapelle fut érigée en 1185 par l’Evêque de Meaux, Simon de Lizy. Un chapelain venait
officier le dimanche. L’église, présente aujourd’hui sur notre commune, fut rebâtie sur un terrain
donné par Monseigneur Charlet, Seigneur d’Esbly. Elle fut inaugurée le 24 juin 1692.

La terre d’Esbly est réputée bonne mais difficile à cultiver. Le coteau Nord (actuellement rue des
Vignes) produisait dit-on les meilleurs vins de Brie. Un pressoir communal existait d’ailleurs à
l’emplacement de l’église.
Par ailleurs, on a mis à jour à Esbly notamment des tombeaux celtiques et des monnaies
anépigraphes
en potain de la peuplade belge des Leuci, et au revers un sanglier avec une tête
humaine dans les jambes.

Par la mise à jour de tombeaux, de monnaies de la peuplade Belge de Leuci portant sur une face une tête de sanglier et sur l’autre une tête humaine dans des jambes, nous savons que les Celtes ont vécu dès le VIème, Vème avant Jésus-Christ sur le territoire d’Esbly.
Jusqu’au 12ème siècle, la localité releva de l’archevêché de Sens et sa Seigneurie de l’abbaye de Saint-Germain-Des-Prés qui possédait le territoire de St-Germain-les-Couilly dans lequel Esbly se trouvait englobé à Montry.
Les abbayes de Ste-Geneviève de Parie et Pont-aux-Dames possédaient quelques terres à Esbly (notamment la prairie qui s’étend du bas de Coupvray au Pont d’ESBLY) qui furent transformées en Vivier par le Comte de Crécy vassal du Comte de Champagne jusqu’en 1285 et vassal du Roi ensuite. À cette époque les seigneurs d’Esbly logeaient dans un manoir bâti sur une terre de l’abbaye d’Hermières.

Le dernier seigneur d’Esbly : le Marquis d’Arvilliers racheta les terres du Prince Louis de Rohan, Seigneur de Coupvray, vers 1791. Sur le coteau sud de la ville que l’on appelait alors la « petite Bourgogne » (actuellement rue des Vignes), le marquis possédait une vigne dont le cru était l’un des plus apprécié de la Brie.

En 1797, pendant le Directoire, Esbly fut le théâtre d’une curieuse petite émeute locale.
L’instituteur, nommé Géligné, reçut de son administration, l’ordre de ne plus prendre part aux cérémonies religieuses. Il obéit à ses chefs, et refusa de sonner la cloche (celle qui a été descendue en 1938 et remplacée par Thérèse-Marie) ; il refusa également de chanter au lutrin, deux fonctions qui lui revenaient. Les habitants interprétèrent fort mal la chose, maltraitèrent ledit Géligné et le chassèrent du village. On n’y allait pas de main-morte.
Il fut remplacé dans ses fonctions par un autre maître nommé Vilquin. Celui-ci accepta les emplois à l’église ; il fut soutenu par la population, et garda sa place, en dépit d’une suspension prononcée contre lui par l’administration départementale.

En 1812, on célèbre le mariage de Jean-Pascal Berthault, marchand épicier, chevalier de la légion d’honneur (ancien soldat de l’Empire). Il devait avoir pour fils le Commandant Berthault une célébrité du village qui naguère y avait encore son buste de bronze, près des écoles et dont une ruelle en voie de disparition porte encore le nom.

En 1814, c’est l’invasion ennemie et la chute de l’Empire. Devant le danger les habitants de
Jablines se réfugient à Esbly.

Vers 1893/1895, Esbly devient comme beaucoup de villes une « commune républicaine » dont le premier Maire fut Claude Frager.

La population de la ville augmenta au cours des siècles. La construction de la gare en 1870
favorisa l’expansion du bourg qui comptait à cette date 400 habitants. En 1894 notre commune comptait 600 habitants ce qui amena la création du bureau de poste, d’une brigade de gendarmerie à pied, de services omnibus desservant Crécy, Couilly, Quincy et Coupvray.

En 1870, nouvelle occupation des Prussiens. Mais ces exercices n’étaient encore rien en face de la surprise de juin 1940, l’exode de toute la population, le retour de la longue occupation des soldats de Hitler.

Le paragraphe citant la famille Berthault trouve un écho inattendu dans les réalisations de la commune en 1988. Lors des manifestations du 18 juin de cette année, le buste du commandant Berthault a retrouvé sa place (il semblerait qu’il ait été dérobé lors de la dernière guerre) auprès des bâtiments du centre Marcel Fouillot qui abrite le Centre de Loisirs et la Maison des Associations. La restauration de ce buste nous a été demandée par M. Audran, personnage bien connu dans ESBLY pour son action dans notre vie associative et notamment son dévouement au souvenir des anciens combattants. Le moule de cet ouvrage, heureusement conservé par nos Anciens, a permis une reproduction fidèle de l’original.

ARMOIRIES DE LA VILLE D’ESBLY
D’or, Aigle aux ailes déployées au chef d’azur (1), chargé de trois fleurs de lys d’or (2).

(1) Blason de la famille CHARLET seigneur d’ESBLY du XVIIIème siècle
(2) le territoire d’ESBLY faisait partie au moyen âge de l’Abbaye de Saint-Germain des Prés.

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